Un inconnu a dormi chez moi - Le Lumière

Un inconnu a dormi chez moi


L’année dernière Coline, Lisa et Clémence ont accueilli, l’un après l’autre, Sega et Diakité au sein de leur collocation. Toutes les trois étudiantes lyonnaises, elles ont offert un toit pour plusieurs semaines ou mois à ces jeunes migrants en difficulté.

Aujourd’hui, nous pensons à toi, lecteur, qui te demande comment concrètement un accueil se passe. Toi, qui te demande comment cela se passe au sein d’un appartement d’étudiants potentiellement non autonome-financièrement. Toi qui te questionne à propos des bonheurs et des difficultés de ces situations. Qui t’interroge sur les moyens de proposer ton aide et sur les personnes ou organismes à contacter. Comme toi, Le Lumière a réfléchi à ses appréhensions spontanées, il s’est posé ces questions et a essayé de trouver des réponses qui pourront t’intéresser.

Être étudiant/e et accueillir, c’est quoi ?

Clémence, Lisa et Coline racontent:

Qui, dans votre foyer, a été à l’initiative de l’idée d’accueillir quelqu’un sous votre toi ? Comment l’idée lui est-elle venue ?

Clémence : Il me semble que c’est moi. Après avoir fait un tour à l’amphi C à la fac je voulais accueillir quelqu’un. Quand j’ai vu le message d’Inès sur le groupe de la prépa [note de la rédactrice : CPGE de Edouard Herriot, où Clémence a étudié auparavant] j’ai envoyé un message, après avoir consulté mes colocataires bien sûr.

Lisa : Clémence a donc été en contact avec des filles de l’amphi C à Lyon 2 avant qu’il soit évacué, quand c’est arrivé elles ont écrit des messages d’aide sur Facebook pour placer des mineurs isolés dans des familles d’accueil pour des durées indéterminées jusqu’à qu’ils soient pris en charge.

Coline : Comme elle était la seule de nous trois à être scolarisée à Lyon 2, c’était logiquement elle la plus informée sur les opérations de l’association d’aide aux migrants Amphi C, et Amphi Z. On avait déjà donné quelques paquets de pâtes pour aider les bénévoles à préparer les repas. Un soir, on s’est retrouvé toutes les trois sur notre canapé et on s’est demandé pourquoi on ne ferait pas un peu plus dans notre 77m2 : la possibilité était juste sous nos fesses.

Pour Diakité, ça s’est fait naturellement : Sega venait d’être relogé, pourquoi ne pas aider quelqu’un d’autre ?

[Ndlr : En 2017, un nombre important de personnes migrantes (et notamment de mineurs) en situation irrégulière ont été expulsé de la gare de La Part Dieu où ils cherchaient refuge la nuit, pour dormir. Du 22 novembre 2017 jusqu’au 20 décembre, des étudiants et étudiantes de Lyon II ont décider d’occuper leur Amphithéâtre C et d’accueillir ces personnes en difficulté. Après avoir été expulsé de l’amphithéâtre sous la menace d’interventions policières, le collectif solidaire de l’Amphithéâtre reste actif et a continué d’aider ceux qu’ils avaient accueilli. Clique ici pour savoir comment : https://www.rue89lyon.fr/2018/01/09/villeurbanne-squat-ultime-asile-migrants/?fbclid=IwAR10gFY_fhY6jjvONGXXc1Clh89xzckZTrz8grOcKSLRlZfKOVeXpq7XXJ0]

 

As-tu, personnellement, ressenti une quelconque appréhension ?

Clémence :  Sans doute un peu oui, je me demandais comment ça allait se passer, s’il faudrait lui fournir tous les repas … Surtout au niveau de l’organisation je crois.

Lisa : Pas spécialement d’appréhension de mon côté, cependant mes parents et mon copain si, et ils me l’ont fait savoir. On n’est jamais à l’abri de mauvaises expériences mais ce sont des garçons qui n’ont rien, ce n’est pas dans leur intérêt de faire du tort à ceux qui tendent la main, au contraire.

Coline : Bien sûr, nous n’avions aucune idée qui nous allions accueillir chez nous. Personnellement, j’ai eu aussi des appréhensions à propos de la langue, car il n’était pas sûr que Sega allait parler français. Avec Diakité, l’expérience eue avec Sega avait fait disparaître toutes les appréhensions.

 

Comment avez-vous fait la rencontre de vos hôtes ?

Clémence : Alors Sega je suis allé le chercher dans l’appartement d’un des membres de l’amphi C,

Coline : Lui-même ne savait pas s’orienter seul dans Lyon. Je suis rentrée le soir et j’ai trouvé ce grand gaillard installé à la table du salon, à la fois souriant et très timide.

Diakité, c’est moi qui l’ai rencontré en première : puisque lui, contrairement à Sega, il parlait déjà français. On a tout de suite engagé la conversation à l’arrêt de tram où je suis venue le chercher. J’avoue qu’au début, j’ai eu du mal avec son accent mais je m’y suis très vite habituée. Il était adorable avec sa polaire jaune de chantier, son petit sac à dos comme celui d’un écolier et son sourire en coin malicieux.

Clémence : On a pris du temps plus tard avec chacun d’eux toutes les trois ou personnellement pour discuter et apprendre à les connaître.

 

Quelle était leur situation ? Pourquoi ne trouvaient-ils pas de toit ?

Clémence : Alors Sega il venait d’arriver à Lyon donc le temps que la MEOMIE (organisme de la ville de Lyon qui s’occupe des mineurs en difficulté) l’enregistre et lui trouve un hôtel, il était à la rue pour deux semaines.

Lisa : Sega est malien, il a 15 ans et il est fils d’agriculteurs. Il est allé à l’école un an seulement à cause de la situation de ses parents, mais il voulait faire des études. Il venait d’arriver à Lyon depuis une semaine quand il est venu vivre à la maison, donc c’était juste le temps de lui trouver un foyer.

Diakité lui avait été accepté et pris en charge mais la Maison de la métropole est revenue sur sa décision en raison d’un doute de l’authenticité de son acte de naissance (la question tournait autour de son âge, il se présentait comme mineur et ils pensaient qu’il était majeur) du jour au lendemain il n’avait plus à être pris en charge par le gouvernement puisqu’il n’était plus reconnu comme mineur, il a donc été renvoyé de l’hôtel où il résidait et il a fallu lui trouver un toit le temps qu’un avocat s’occupe de son cas, ce qui a pris beaucoup de temps, d’où présence plus longue à la maison par rapport à Sega.

Coline : Il faut savoir que Diakité comme Sega sont des jeunes mineurs isolés, que l’État est normalement obligé de prendre en charge. Par manque d’effectifs, de fonctionnaires et à mon sens surtout par manque de volonté politique, les démarches sont très longues avant de pouvoir avoir accès à un toit. Sega est malien, Diakité vient de Guinée-Conakry. Les deux sont arrivés seuls, à chaque fois en ayant fait un périple de plusieurs mois et en étant passés par la Libye où ils ont subi les traitements que l’on connaît. Ils sont arrivés en France sans rien : après une hypothermie et un passage chez les pompiers pour Sega et une rencontre heureuse pour Diakité, ils ont été dirigés vers l’association Amphi C, Amphi Z.

 

Combien de temps les avez-vous accueillis ? Au début, pensiez-vous les accueillir aussi longtemps ?

Coline : Sega est resté sous notre toit trois semaines, parce que les démarches pour lui ont été particulièrement rapides. Il était très fatigué le jour où il est arrivé, il s’est donc couché assez tôt sans vraiment que l’on trouve un quelconque chamboulement à notre quotidien. Parce que j’ai dû l’accompagner au tribunal après avoir trouvé une avocate puisque l’État refusait de reconnaître son statut de jeune mineur isolé, Diakité est resté environ 6 mois sous notre toit. On ne pensait pas bien sûr qu’il resterait aussi longtemps mais quand on s’engage, personne ne nous donne d’échéance, cela ne nous a donc posé aucun problème.

Lisa : On n’avait pas vraiment pensé à combien de temps on pensait les accueillir, le canapé était libre jusqu’en juin et si Diakité avait été placé à l’hôtel on aurait sûrement hébergé une nouvelle personne, ça ne changeait pas grand chose pour nous. En revanche je sais qu’on peut se proposer pour quelques nuits et donner des dates précises si on pas héberger quelqu’un pendant une durée précise.

 

Quelle était l’atmosphère au sein de vous 4 lors de leur première nuit ?

Clémence : Je ne me souviens pas trop mais bon je pense qu’on était tous un peu gênés comme on ne se connaissait pas encore.

Lisa : Mais c’était aussi naturel, c’est même le plus facile la première nuit parce qu’on apprend à se connaître et il y a donc beaucoup de sujets de conversation.

 

Concrètement, où dormaient-ils dans votre habitation ? Mangeait-ils avec vous le soir ? Quel était votre quotidien commun ?

Lisa : Ils dormaient dans le salon, sur le clic-clac. Comme Diakité a vécu plus longtemps avec nous dès qu’une de nous trois partait, il dormait dans notre lit pour qu’il puisse de temps en temps avoir son intimité dans sa chambre à lui.

Coline : Au début, ils mangeaient avec nous, mais ils ont ensuite obtenu leur carte pour aller manger à la Cantine Solidaire à Charpennes : ils pouvaient y rejoindre leurs copains.

Clémence : On mangeait alors de temps en temps ensemble, quand tout le monde avait le temps et l’envie de partager un moment.

Coline : Ils ne mangent pas de viande non-halal – étant tout les deux musulmans – mais comme nous avions à la maison un régime végétarien, on pouvait tous partager le même repas, Diakité nous faisait goûter parfois des saveurs de son pays.

Clémence : J’ai essayé de passer plus de temps avec Sega au début comme il venait d’arriver à Lyon et qu’il ne connaissait personne, Diakité lui connaissait mieux la ville et avait déjà fait pleins de connaissances.

Lisa : Généralement ils partaient le matin en même temps que la dernière à quitter l’appartement, on se mettait d’accord pour savoir laquelle rentrait en première pour qu’ils puissent venir, ils rentraient généralement après le repas. Diakité est très indépendant, alors même le weekend généralement il avait des choses à faire, sinon il restait avec nous. On les accompagnait à leurs rendez-vous la plupart du temps, ce n’est pas une obligation mais c’est un plus à cause de la barrière de la langue. Il faut savoir que les démarches sont très longues et quand on est là pour aider ça permet d’éviter de devoir reprendre quinze fois le même rendez vous.

Coline :  Pour faire simple, je dirais que notre quotidien commun, c’était celui de jeunes colocataires qui se retrouvent le soir autour de la table pour boire une bière, fumer, et jouer à des jeux de société, les corrections sur la langue française en plus !

 

Avez-vous ressenti, au début, qu’il y a eu un certain temps d’adaptation au sein de votre foyer entièrement féminin et d’une culture différente pour eux deux ?

Coline : Bien sûr, cela étant notamment dû au fait qu’ils n’avaient quasiment jamais de pièce « à eux ». Diakité et Sega n’ont pas de sœur, ils n’ont donc jamais évolué dans la même maison que des jeunes filles de leur entourage. Mais je pense que les deux se sont rapidement habitués à nos frasques vestimentaires et langagières.

Clémence :  Après, ils sont dans l’ensemble restés très discrets tout au long de leur séjours chez nous, tout en étant plus à l’aise et donc plus enclin à discuter et à partager des moments avec le temps.

 

A l’inverse, avez vous ressenti parfois des tensions au sein de votre famille au sujet de l’accueil ?

Clémence :  Alors je pense que les moments où ça a été le plus compliqué c’est quand on était toutes les trois de sortie le soir et qu’il fallait que l’une d’entre nous repasse par la maison pour ouvrir la porte.

Lisa : Et il n’y a pas eu de tensions au sein de la colocation. C’est peut-être un conseil simple mais la clé c’est la communication, si quelque chose ne plaît pas il suffit de l’expliquer à la personne. Il ne faut pas se gêner, on vit sous le même toit et tout le monde est logé à la même enseigne.

 

Financièrement ou matériellement, receviez-vous une participation de leur part ?

Clémence : Ils n’avaient pas les moyens de nous aider financièrement ou matériellement mais par contre ils nous aidaient à faire le ménage, la cuisine ou pour toute autre chose, Diakité m’a par exemple beaucoup aidé à déménager.

Lisa : Diakité faisait aussi en sorte d’acheter son riz ou ses ingrédients lorsqu’il faisait la cuisine.

Coline : Quand on s’engage de cette manière, on sait dès le début que ça sera à nous de nous occuper de l’aspect financier de la vie en communauté.

 

Aujourd’hui, ont-t-ils trouvé un autre toit ?

Clémence : Oui ils ont tous les deux une chambre d’hôtel pris en charge par la MEOMIE.

 

Si tu pouvais à nouveau accueillir quelqu’un sous ton toit, le referais-tu ? Pourquoi ?

Clémence : Oui bien sûr ! Parce qu’on a eu une super expérience et que c’est important pour moi de pouvoir aider ceux qui en ont besoin, à mon échelle. Il ne faut pas oublier que ce sont des enfants, je suis toujours impressionnée par leur maturité quand je les compare avec moi au même âge.

Lisa : Sans problème, j’ai eu deux très bonnes expériences et je pense que, toutes les trois, on en a reçu autant qu’on a donné. C’est très enrichissant comme lien d’amitié.

Coline : Sans aucune hésitation. C’est sans doute très cliché de dire ça, mais ces petits gars m’ont apporté vraiment énormément de choses, et avant tout une humilité assez fantastique. Et puis c’est super de pouvoir se dire qu’on les a, en partie et à notre manière, aidés à se construire une vie meilleure. J’ai une anecdote que j’affectionne tout particulièrement à ce propos. Comme Sega ne parlait pas français en arrivant et que je souhaite être prof de français à l’étranger, je me suis mise en tête de lui apprendre à l’aide des filles les bases de notre langue, en commençant par la conjugaison des auxiliaires. Après qui a appris le verbe être au présent, je lui ai demandé de me donner un exemple dans une phrase et il m’a dit : « Je suis à la maison ». J’en ai eu les larmes aux yeux.

 

A ne pas faire :

Clémence : Ce qu’il ne faut pas faire… Je dirais sans doute qu’on a peut-être « trop » aidé Sega, il s’est ensuite beaucoup reposé sur nous et aurait peut-être gagné en autonomie si nous l’avions laissé un peu plus se débrouiller.

Lisa : Pour cette dernière question je ne sais pas comment te répondre. Je ne pense pas avoir changé quoi que ce soit dans ma manière d’être et de vivre et je pense que ça a été une bonne chose !

Coline : Dans le cas des jeunes mineurs isolés, la seule chose à faire est de ne pas les brusquer. Sega et Diakité ont vécu des choses inimaginables, du massacre d’une partie de leur famille à la machette au travail forcé voire à de l’esclavage en Libye en passant par les camps pour les migrants en Espagne. Tout cela est d’une extrême violence pour des jeunes comme eux de 15 et 17 ans. J’ai décidé de les laisser venir à moi, sans jamais exiger des réponses directes et immédiates sur leurs histoires.

 

Être accueilli, c’est quoi ?

Nous avons pu contacter Diakité, qui a été hébergé par Lisa, Clémence et Coline l’année dernière : il a accepté de nous rencontrer et de lui aussi nous raconter.

Diakité est guinéen, encore mineur aujourd’hui, il quitte son pays en 2015 pour venir en Europe. Le voyage est long, extrêmement difficile, dangereux, très violent, il dure plus de deux ans. Il passe notamment par le Mali, l’Algérie et la Libye. Il arrive en Italie, à Genova, puis il rejoint Lyon en passante par Marseille en 2017. Il est parti sans personne de familier, il ne connait personne à Lyon, il arrive dans notre ville avec seulement ses vêtements sur le dos et son téléphone.

Il dort d’abord 5 jours sans toit, puis il rejoint l’Amphi C au campus de Bron de l’Université de Lyon II. Là, les occupations du campus lui permettent de dormir une semaine, avec de nombreux autres, dans des salles de classe. En tant que mineur, il est ensuite pris en charge par la MEOMIE qui lui offre un lit pour un mois. Mais au bout de ce mois, ce toit lui est retiré : on doute qu’il soit mineur, le temps qu’il puisse le prouver et que la procédure se fasse, il se retrouve de nouveau sans toit. Les étudiants de l’Amphi C le mettent alors en contact avec Coline, Clémence et Lisa. Il va dormir chez elles six mois, les procédures se prolongeant toujours plus, les dates d’échéance n’étant jamais fixées, son avocat ne répondant pas toujours à ses tentatives de contact.

Diakité raconte alors l’accueil formidable des filles, leur aide, leur gentillesse. Il dormait sur le canapé de leur salon et quand l’une d’elle n’est pas là, pendant les vacances scolaires notamment, dans leur chambre. Il faisait ses lessives chez elle, mangeait avec elles. Il raconte avec joie les matchs de foot à la TV qu’ils regardaient ensemble, il supporte l’OL, il connait l’équipe depuis la Guinée, il connaissait d’ailleurs mieux Lyon que Paris par l’OL. Les filles lui ont donné des bons vêtements, l’on accompagné voir le juge des enfants, l’ont aidé à mieux parler le français (qu’il ne parlait qu’un peu avant et avec une articulation difficilement claire). Il aime cuisiner, il raconte qu’il fait tout le temps du riz, parce que les filles ne mangent pas tout le temps des bonnes choses pour la santé, il évoque en riant les biscuits, les chips. Il leur cuisine parfois des plats de Guinée, carottes, tomates, piment … Une fois, il est allé voir Clémence jouer du théâtre (elle était élève au conservatoire de théâtre de Lyon), c’était la première fois qu’il voyait du théâtre.

Il ne soulève aucun problème, sa reconnaissance est visible, cette période lui manque.

Aujourd’hui, les filles sont éparpillées aux quatre coins du monde, Diakité lui a été repris en charge par la MEOMIE, il dort dans une petite chambre à Lyon avec 2 autres jeunes hommes, un Malien et un Ivoirien, à l’étroit. Il prend des cours de Français dans un lycée, quelques heures par semaines. Il veut se former pour un travail, on lui a parlé de plomberie, de peinture en BTP ou de restauration. Il va parfois prendre un café au Secours Populaire, il avait commencé les cours de français là-bas en 2017, il prenait aussi des cours de mathématiques, il aime bien ça. Il aimerait aussi pouvoir revoir son frère, resté en Guinée, il ne sait pas exactement où, il ne l’a pas vu depuis neuf ans. Un jour, il voudrait retourner dans son pays, oui, mais ça n’est pas pour maintenant, ça c’est sûr.

« Lisa, Clémence et Coline sont des personnes très très très gentilles.» Diakité le répète souvent, elles lui ont apporté un bien-être quotidien, une sécurité, une maison. Comme Sega l’avait dit à Coline, avec elles et chez elles, il était lui aussi « à la maison ».


Proposer son aide, obtenir plus d’informations :

  • Le programme CALM (Comme A La Maison) du mouvement SINGA France propose de vous mettre en relation avec des personnes réfugiées pour des accueils de 3 à 12 moins. SINGA propose aussi le programme « Vacances » qui vous aide à mettre en place des accueils plus courts (quelques nuits/semaines). SINGA est présent à Lyon, mais aussi Paris, Montpellier et Lille et tend à s’étendre à toute la France et au Québec. Des outils numériques de formation sont mis à votre disposition et des rencontres CALM sont organisées pour échanger entre accueillant. Leur site : http://calm.singa.fr/
  • Le projet « Welcolme » du Service Jésuite des Réfugiés cherche à créer du lien social entre les réfugiés et les français. Cela peut passer par de l’hébergement de nuit, par un repas, où même (notamment pour les étudiants) un moment de convivialité comme une partie de foot ou une soirée dansante. Leur site (des antennes dans plus de 40 villes) : https://www.jrsfrance.org/jrs-welcome/ et plus particulièrement pour Lyon : https://www.jrsfrance.org/nos-antennes/lyon/
  • Le 115 du particulier vous permet de rencontrer des personnes sans domicile fixe et de leur apporter votre aide, notamment par l’offre d’un toit pour quelques nuits : https://www.le115duparticulier.fr/ et pour le Rhône-Alpes en particulier : https://www.facebook.com/groups/366046890095487/