La culture de la loose, une spécialité française. - Le Lumière

La culture de la loose, une spécialité française.


Le PSG et l’OL se sont fait éliminer dès les huitièmes de finale de ligue des champions. Même si les deux matchs n’ont rien d’identique, ils relèvent d’une crise importante du football français qui n’arrive pas à être constant au niveau européen. Cette inconstance peut s’expliquer par une analyse faite suite aux réactions d’après-matchs.

On peut lire partout que la génération parisienne victime de la remontada est marquée au fer rouge. Sommes-nous sûrs que le traitement médiatique de cette remontada barcelonaise aurait été traitée de la même manière en Italie, en Espagne ou ailleurs ? Nous savons tous que cette victoire barcelonaise n’est pas que le résultat d’une prestation catastrophique des parisiens. Nous savons tous qu’avec la VAR, cette remontada n’aurait jamais eu lieu. Ce match est une honte pour l’arbitrage et l’absence de la VAR a permis à la planète foot de voir ce que tout le monde entier attendait. Voilà ce que les médias français, les supporters, les joueurs et dirigeants auraient dû plaider ce fameux 8 mars 2017.  « Un vol organisé », voilà ce que les joueurs de la Juventus de Turin, Mourinho, Florentino Perez ou même les supporters de Liverpool auraient dit.

Deux ans plus tard, les clubs français payent encore cette énorme erreur de communication qui leur donne une image de petite nation de football et cela, bien qu’elle soit championne du monde.

Il est clair que Lyon ne méritait pas de se qualifier et que Paris a déjoué au match retour. Cependant, dans l’histoire de la ligue des champions, peu d’équipes gagnent sans que certains faits de jeu leur soient favorables. Rappelez-vous du penalty à Bernabeu en faveur du Real l’année dernière. Ou des différents recours à la VAR en faveur de la Juventus cette année contre l’Atletico. Rappelez-vous de la victoire du Barça contre Chelsea.

Cependant, cette année comme souvent, du penalty contre Lyon à la main de Kimpembe, aucun fait de jeu n’a été favorable aux représentants français… Cette fâcheuse habitude que les clubs français ont à être le dindon de la farce doit cesser rapidement et tout le monde doit se sentir concerné, des supporters aux dirigeants en passant par les médias.

Bien sûr que la VAR n’enlèvera pas l’histoire des faits de jeu et cette tradition perpétuera, mais les clubs français ne doivent pas être systématiquement du mauvais côté sous peine de faire fuir les investisseurs et les stars mondiales. Alors messieurs, pour le bien de notre ligue 1 et de nos mercredis soirs enflammés, faisons en sorte que les clubs français soient reconnus et arbitrés comme des futurs grands d’Europe.

                                                                                                       Simon Grospellier