DIRTYSOCCER - Le Lumière

DIRTYSOCCER


Après Foot 2 Rue, Foot 2 boue : dans la petite bourgade d’Hyrynsalmi en Finlande, on se la joue comme Beckham en zonant sur le marais secondaire de Shrek avec un ballon. C’est ce qu’on appelle jouer sur terre battue. Quoiqu’en dise la texture, on s’y éclate. Bon, un conseil familier pour ce genre d’exercice étant de faire le détour par Frédéric de chez Carglass après le jeu.

Envie de retrouver votre instinct de Cheeta, inconscient caché par les joggings Kiabi du Suaps un jour de badminton ? Sentir le Glade parfum filet du diable, être l’hôte Ibis Budget des moustiques ? Vivre en communion autour de l’adoration Touni-cosmico-marxiste du Dieu Pan, community manager de Dame Nature ? Soyez des déguns, comme on le dit si bien à Marseille avec l’accent du lanceur de cochonnet. On se pose à Kainuu, pas Akainu, côté centre-droit de la Finlande.

Ici, les vrais viennent en traîneaux, les autres en Twingo. Les plus grands combats de l’humanité ont été inspirés par la boue – Goku vs Bou bou !- ainsi que les plus grands succès commerciaux comme la déferlante Cochonou. Le « Swamp-Soccer », son nom d’origine, ne se joue pas sur papier glacé Vogue, mais un terrain de « 30 à 60 mètres de long » selon So Foot, ce qui peut sembler dérisoire voire carrément pitoyable, mais le gros de l’affaire est que la profondeur en terme de gadoue longe les 20 à 60 centimètres – toujours So Waw, So Foot. Courir y est aussi difficile que d’empiler des TUC jusqu’au sommet du Mont-Blanc. J’ai une petite pensée pour toutes ces calories brûlées . Et en même temps – Ah Ouh, En Marche est actif dans cette contrée – la durée des matchs est elle aussi raccourcie, ceux-ci ne durant que deux périodes d’une dizaine de minutes. Compte tenu de l’insalubrité des lieux qui feraient pleurer des larmes de graffitis anarchistes à une femme de ménage, les joueurs ont donc l’amabilité avant chaque match de devoir attacher leurs chaussures à du ruban adhésif pour ne pas les retrouver en mode Obito sous son caillou, et ainsi marquer des buts et Ramener la Coupe à la Maison – ou non .

JE SUIS KIRAAA !!

On ne parle pas ici de la coupe de Pavard mais bien d’un trophée sportif dédié à ces héros des temps modernes que sont les footboue-lleurs. Car, depuis sa création en 1997 par Esa Monpaienn, un skieur, et Jyrki Väänänen, basketteur, le Swamp Soccer a conquis les cinq continents ainsi que le Mordor. Selon Courrier de Russie, le football sur marais compte « près de 300 équipes et 4000 joueurs. » Par ailleurs, nos amis slaves en raffolent ! – du sport, pas de la boue- et la Coupe du Monde s’est ainsi déroulée en Russie, durant les années 2018 et 2016, dates où le pays de Pierre Le Grand – qui aurait été un très bon joueur- fut déclaré vainqueur. St Pétersbourg ne fut-elle pas fondée sur des marécages ?