À la découverte du "porter d'épouses" en Finlande - Le Lumière

À la découverte du « porter d’épouses » en Finlande


Pendant que Jacky débouche son énième bouteille de bière devant un match de Ligue 1, que Djokovic vise le Grand Chelem, et que Kaaris et Booba négocient un octogone sur Doodle, Le Lumière vous paye un billet Hop! pour le pays du Père Noël – et d’Ievan Polkka. La première chose que vous vous direz en y posant vos pieds ? « Ça caille » – aucun aspect nippon dans cette remarque-. Outre ceci, si vous venez dans le but d’en connaitre un rayon en sports nationaux et peu connus, attendez vous à penser la Finlande comme une contrée aux coutumes un peu… étranges.

Le « porter d’épouses », le sport le plus détesté par Élizabeth Lévy, en fait partie : comme son nom l’indique, ce sport n’existe pas à Lyon 2 . Les Finlandais, eux, en sont friands ! Depuis 1995, cette discipline a son propre Championnat du monde, le World Wife Carrying Championship, organisé chaque année à Sonkajärvi, une petite ville de 5000 habitants au centre du pays. Des candidats de dizaines de nationalités différentes y participent depuis déja 16 ans.

Les rêgles du porter d’épouses sont assez simples. Chaque homme doit porter sa femme – ou celle d’un autre participant – sur une piste de sable et de gazon – Minecraft ! – longue de 253 mètres, et truffée d’obstacles en tout genre comme des cours d’eau et des haies. En ce qui concerne l’épouse, aucune condition si ce n’est que celle-ci doit peser plus de 49 kilos, ce qui nécessite tout de même d’être UN MINIMUM BARAQUÉ sur les bords, comme le monsieur avec la bouche ouverte sur la photo tout en haut. Le gagnant remporte le poids de sa femme… en bières. Notons que les Finlandais sont d’énormes consommateurs de mousse : 87 litres par an et par personne contre 30 litres par franchouillard.

Je l’aurais, cette Plevna !

L’origine de ce sport est quant à elle historique : un voleur du début du XIXème siècle, Rosvo Ronkainen, était connu pour voler les femmes des habitants de Sonkajärvi et les ramener à son campement situé en pleine forêt.