Solidaires Étudiant appelle à une AG demain - Le Lumière

Solidaires Étudiant appelle à une AG demain


Suite aux nouvelles réformes du gouvernement visant à organiser des nouvelles sélections à l’Université, le syndicat « Solidaires Étudiant » organise une Assemblée Générale demain dans l’Amphi A au Campus Porte des Alpes à 12h.

Le syndicat veut s’organiser pour la mobilisation de jeudi, contre les ordonnances, en particulier sur la sélection à la l’université dans les filières dites en tensions (il faudra fournir une jolie liasse de documents et les « sélectionneurs » auront un accès aux dossiers des lycées d’origines). Le modèle anglo-saxon est admiré par les hautes instances de l’état, on va tout droit vers des universités élitistes alors que nous avons déjà beaucoup d’écoles sur ce modèle. Des établissements élitistes avec de nombreux prérequis.

Le but de la mobilisation est de proposer des solutions pour lutter contre la sélection en master. Ces sélections visent en particulier les filières qui sont bondées dans l’université. Les étudiants vont peut être devoir faire des prépas pour rentrer dans certaines filières. Mobilisation contre les réformes qui concernent les étudiants : On parle de valorisations de notes dans les lycées et de dossiers contenant les noms des lycées des bacheliers.Tambour et mégaphone mettent l’ambiance et ça motive les troupes. Angela et Tiphaine sensibilisent les étudiants pour qu’ils défendent leurs droits et ceux des futurs générations. « On doit avoir une université publique ouvertes à tous » La dernière a sensibilisé 80 personnes, « on essaye de mobiliser une centaine de personnes pour demain ». Quelques enseignants soutiennent le mouvement.

Angela et Tiphaine deux étudiantes en science politique militant au sein de Solidaire Étudiants :

Angela : Je me suis politisée dans un parti politique NPA lors des luttes contre les lois El Khomri, et j’ai rejoins les luttes étudiantes par la suite. Les discussions à la fac m’ont donné envie, dans les manif aussi. Le syndicat c’est différents, c’est une autre approche, c’est plus concret, par exemple on essaye de régulariser un étudiants sans papier en ce moment. La bourse, elle n’est pas suffisante, on n’est pas sensé travailler quand on la perçoit, moi je gagne 166 euros et à cause de ça je n’ai pas droit à une dispense d’assiduité et mes profs me disent que ça ne les concerne pas quand j’ai une absence, c’est scandaleux. Les budgets des enseignements d’ouvertures ont été supprimé, on pouvait apprendre des choses super comme la langue des signes.

Tiphaine : Je viens d’une famille politisée, j’ai baigné dedans, et cette année quand j’ai rencontré solidaire, je voulais prendre part à ces luttes. Et ce n’est pas avec un autre syndicat que j’aurais pu faire des choses. Par exemple l’UNEF à part pour les élections on les voit rarement s’occuper des étudiants précaires ou sans papier. Pour la BU, on a eu des échos comme quoi il allait y avoir une réduction du personnel et des budgets, mais l’Unef est au courant depuis longtemps et ils ne disent rien, pour la sélection, c’est la même chose. Je pense qu’ils sont plus intéressés par les élections.

Solidaire n’était plus présent à Lyon 2 depuis deux ans, la branche de Lyon s’était fait exclure, il ne pouvait plus gérer l’antenne locale, la majorité était devenue enseignante. A force de rencontres aux forums et de bouche à oreilles ils ont décidé de récréer le mouvement. Certains connaissaient aussi les anciens, qui sont aujourd’hui à Solidaires Educ (pour les enseignants). Les organisations étudiantes n’ont pas été très visibles, « il se passe beaucoup de mauvaises choses en ce moment, les étudiants ont des conditions de vie de plus en plus difficile, mais très peu réagissent ».

Les deux jeunes femmes pensent que « le dégout est croissant, le désintéressement va de pair. Macron a bien compris comment faire, ils vont très vite dans leur agenda politique et ils profitent des périodes où les étudiants sont le moins disponibles pour se plaindre. Les ordonnances passent pendant les vacances sur la rentrée et sur les périodes de partiels, cela rend la tâche plus difficile aux syndicats, mais on se bat pour faire prendre conscience aux étudiants, futurs étudiants et pour les travailleurs ».