Je mange bio donc je suis - Le Lumière

Je mange bio donc je suis


Manger bio, consommer bio, vivre bio ! Trois petites lettres qui représentent de grands enjeux pour les hommes et pour la terre, mais qui se sont surtout imposées dans nos quotidiens. Dans les étales des marchés, dans les grandes surfaces, ou en magasins spécialisés, la bio (et non pas le bio) est devenue incontournable. Retour sur cette production en constante croissance.

          D’après le site du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, “L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants.” En d’autres termes, l’agriculture biologique est une façon naturelle de produire, en respectant les animaux et la terre.

Pour reconnaître les produits qualifiés de “bio”, la seule garantie sont les logos AB français et européens qui confirment que le produit est conforme à la réglementation européenne en vigueur. C’est d’ailleurs le mode de production le plus contrôlé en France. C’est un organisme certificateur indépendant agréé par l’Etat qui vérifie chaque étape, de la production à la commercialisation. Cette garantie permet au bio de bénéficier d’une image positive chez une grande majorité des français. Pour preuve, d’après le baromètre CSA Agence Bio 2013, 86% des Français estiment qu’elle contribue à “préserver l’environnement, la qualité des sols, les ressources en eau” et 83% qu’elle fournit “des produits plus naturels car cultivés sans produits chimiques de synthèse”.

 

Quelques chiffres pour mieux connaître la bio en France (source: Agence Bio)

 

 

 

« Le bio? Trop cher ! »

          Si les produits provenant de l’agriculture biologique plaisent au français, un élément négatif revient souvent sur la table : le prix. C’est notamment l’une des raisons qu’avancent ceux qui ne consomment pas bio, estimant ces produits trop chers. Et en effet, les produits bio sont en moyenne de 10 à 20% plus chers que les produits conventionnels. C’est notamment dû à la main d’œuvre plus nombreuse que ce mode production peu intensif nécessite. Il a également besoin de plus d’espace. Il faut prendre en compte le coût du contrôle et de la certification de l’ensemble de la filière, à la charge directe des opérateurs.

          Alors pour éviter de se ruiner, il vaut mieux avoir quelques réflexes. Par exemple, choisir des produits bio locaux, qui seront moins chers car auront nécessité moins de transports et d’intermédiaires. Aussi consommer des protéines végétales bio (céréales et légumineuses) qui peuvent remplacer les protéines animales. Il faut privilégier le vrac et les conditionnements familiaux, mais diminuer le gaspillage alimentaire. Dernier conseil : acheter des fruits et légumes bio de saison !

 

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Tous les commentaires (1)

  1. Catherine, le 1 avril 2017

    Mais, il faut également que nous, les consommateurs, nous changions nos habitudes : par exemple, ne pas acheter des fruits et légumes hors saison ! Il faut privilégier les circuits courts (AMAP, marché ou magasin de producteurs, la ruche qui dit oui, etc…) : manger des produits bio qui ont traversé la planète, est-ce que cela a un sens ?
    Devenons consom-acteurs !