Lyon 2 : Encore une université aux campus surpeuplés ? PRINT N°3 - Le Lumière

Lyon 2 : Encore une université aux campus surpeuplés ? PRINT N°3


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Quand ils ne se sont pas fait changer de salle ou supprimer des cours, nombreux sont les étudiants de Lyon 2 à s’être retrouvés assis par terre dans les amphithéâtres en ce début d’année. Le Lumière s’est interrogé sur les raisons de cette situation.

 

Que ce soit pour les amphithéâtres bondés du master 1 de Psychologie ou pour celui, quasi vide, d’histoire de l’art de la licence 2 Arts du Spectacle, la répartition des étudiant.e.s au sein des locaux de Lyon 2 n’a pas été optimale. Selon José Carlos de Hoyos, Vice-Président du patrimoine, et Aurélien Cilla, directeur de la logistique de Lyon 2, la première cause de ce dysfonctionnement est l’impossibilité de prévoir l’effectif total d’étudiant.e.s qu’il y aura à Lyon 2.

Même si, pour estimer le nombre d’étudiant.e.s à venir, les UFR (Unités de Formation et de Recherche, ou facultés) et le service central des plannings se basent sur une enquête préalable et sur l’effectif des étudiants des années passées, ils ne produisent au final que des estimations. Pour cause, les inscriptions à l’Université se prolongent jusqu’au premier octobre. Entre temps, soutient M. de Hoyos, il est impossible de définir un planning durable, puisqu’il est impossible de prévoir combien d’étudiant.e.s s’ajoutent à l’effectif initialement prévu. Le réajustement des plannings, des salles et des amphithéâtres n’est donc, en pratique, envisageable qu’à partir du premier octobre.

L’Université : un lieu de recherche

Autre raison du peuplement hétérogène des locaux de Lyon 2 : la concentration des CM et des TD dans certains créneaux. M. Cilla explique que du mardi au jeudi et entre le C2 et le C5, les places sont très demandées par les enseignants-chercheurs qui, comme le précise M. de Hoyos, n’ont que ces jours et ces créneaux pour enseigner. Le lundi et le vendredi étant généralement dédiés à la recherche en laboratoire et aux colloques.

Il s’agit alors de concilier les obligations de recherche et d’enseignement des professeurs de Lyon 2 qui, aux dire de M. de Hoyos, vouent déjà quatre jours sur cinq à l’enseignement. Il précise qu’en tant qu’enseignants-chercheurs, et pour que l’Université se démarque du lycée, ils devraient normalement consacrer autant de jours à la recherche qu’à l’enseignement. Il apparaît donc difficile d’alléger la demande de réservation de salles ou d’amphithéâtres en période de saturation.

Des étudiant.e.s de mauvaise volonté ?

Autre cause donnée au surnombre d’étudiant.e.s dans les amphithéâtres et les salles : les étudiant.e.s eux/elles-mêmes. Pour M. de Hoyos comme pour M. Cilla, certains d’entre eux ne respectent pas l’emploi du temps qui leur est distribué en début d’année, et se retrouvent ainsi dans des créneaux dans lesquels ils n’auraient pas dû être. Une situation qui, selon les interrogés, se répète souvent quand le même cours est proposé sur deux jours et deux créneaux différents. Puisque, ajoutent-ils, faire l’appel en CM prendrait trop de temps, les professeurs doivent faire cours sans tenir compte de l’identité de leurs étudiant.e.s.

A en croire M. Cilla, Lyon 2 possède suffisamment de locaux pour accueillir l’ensemble des étudiants. Le problème de l’attribution des salles et des amphithéâtres s’est donc posé plus en termes de saturation des créneaux que de disponibilité des places. L’Université a récemment acquis un nouveau logiciel de gestion des plannings qui devrait permettre une amélioration de cette situation en vue de la rentrée prochaine.

 

Emilie N’sembani