Les nuits de l’AS : du sport sous la pleine Lune ! - Le Lumière

Les nuits de l’AS : du sport sous la pleine Lune !


À la nuit tombée, au moment où tout le monde rentre chez soi, certains élèves se réunissent à l’Université pour … faire du sport ! En effet, les AS organisent plusieurs fois dans l’année « Les nuits de l’AS », tournoi sportif réunissant les élèves de Lyon 2 d’une discipline ciblée (basket, danse, etc.), pour faire du sport jusqu’au bout de la nuit.

Crédit photo : Aurore Dessaigne
Crédit photo : Aurore Dessaigne

Le Lumière était présent jeudi soir pour « La nuit du volley » organisée à la Halle des sports. Ce tournoi réunissait 180 élèves répartis en 26 équipes mixtes de 6 à 8 joueurs. Ces équipes étaient divisées en 7 poules de 3 à 4 équipes. Les matchs se jouaient en 21 points pour les poules de 3 et en 15 points pour les poules de 4.

Il est vrai qu’il n’y avait pas d’enjeu particulier, pas de protestations contre l’arbitre, d’échauffourées ou d’entraineurs qui se détruisent la voix au bord du terrain. Mais il y avait des sourires, des taquineries amicales, des cris de guerre, des déguisements en tout genre, et de franches rigolades. On ne savait même pas vraiment qui était dans quelle équipe, mais en réalité cela n’avait pas bien d’importance. L’important était qu’ils étaient tous là pour une seule et même raison : le plaisir de jouer ensemble au volley.

À coup de smatchs et de montées au filet, les matchs s’enchaînent et on commence à se prendre au jeu. Car quant à jouer, autant gagner ! Les niveaux sont mélangés, débutants et professionnels, des airs se défient, mais bien souvent la logique est respectée. Certains points durent plusieurs minutes et alors un frisson traverse la salle. Jusqu’à entendre les cris du cœur de ceux qui ont fini par remporter le point. Quelques spectateurs sont venus se prendre au jeu des supporteurs pour encourager les joueurs. Au fil de la nuit, ces derniers sentent la fatigue pointer le bout de son nez, mais qu’importe, ils veulent finir les premiers, coûte que coûte. Tous munis de leurs genouillères, ils plongent, défendent, passent, rattrapent, et s’encouragent pour que le ballon ne tombe pas. Les uns se réjouissent de leur jeu plutôt bon, et les autres ruminent leur mécontentement. Mais qu’importe, au moment où l’arbitre siffle la fin du match, ils se serrent tous la main en se promettant la revanche. Un peu d’attente, quelques pas de danse, et il est temps de rejouer.

Minuit n’est pas sonné par les cloches, mais bien par les ballons qui frappent le sol. Tandis que les professeurs remplissent les tableaux des résultats, et établissent les affiches des finales gagnantes et perdantes, certains s’amusent à faire du « beat box » au micro de la salle, tandis que d’autres réservent un coin pour s’entraîner, au volley bien sûr.

Puis la salle se vide peu à peu, dans une Université qui est maintenant plongée dans le noir. Tous ramassent leurs affaires, car certains reviendront demain pour… aller en cours. Mais une chose est sûr, tous sont repartis avec le sourire, peut-être avec quelques courbatures, et le plaisir d’avoir passé un bon moment de sport et de convivialité.

Aurore Dessaigne