JO de Rio 2016 : la relève est à Lyon 2 ! - Le Lumière

JO de Rio 2016 : la relève est à Lyon 2 !


Deux mois seulement nous séparent des Jeux Olympiques de Rio. Les sportifs peaufinent leur préparation, les médias commencent à s’agiter et les pronostiqueurs élaborent leurs paris. On ne parle que d’Usain Bolt, de Teddy Riner, ou encore de Katie Ledecky. Le Lumière a décidé de plutôt se pencher sur la nouvelle génération, qui pourrait bien se trouver à Lyon 2. Rencontre avec Elenore Bailly, étudiante en master 1 commerce international, et sportif de haut niveau. Attention, retenez bien son nom…

Triple sauteuse et hurlder
Elenore Bailly, triple sauteuse et hurlder

 

Quelle(s) discipline(s) pratiques-tu et quel est ton niveau ?

Je pratique le triple saut et le 100m haies, mais ma discipline principale est le triple saut. Je suis plusieurs fois championne de France universitaire en salle, et plusieurs fois sur le podium en plein air. Ma meilleure performance en triple saut, c’est 13m07 et au 100m haies, c’est 14s09. Je suis championne de France espoir du triple saut et pour le 100m haies, j’ai réussi à me hisser jusqu’en demi-finale. Il faut savoir que les championnats de France espoir réunissent les 12 meilleurs athlètes français de chaque discipline. Mes principaux objectifs sont bien évidemment de faire les Jeux, mais cela est difficile car les minimas sont élevées [ndlr : 12s85 pour le 100m haies et 14m25 pour le triple saut] et mes performances sont pour l’instant encore trop faibles.

Pour les JO de 2016, selon toi, quelles sont les chances de médailles pour la France en athlétisme ? Que faudrait-il améliorer pour être une nation aussi performante que les Etats-Unis, la Jamaïque ou encore les pays d’Afrique comme l’Ethiopie ?

Je pense que l’on a pas mal de chances de médailles, mais on ne sait pas encore exactement qui part au JO, on ne le saura que fin juin, début juillet, d’ici là il peut y avoir des blessés, on ne sait pas. Pour s’améliorer, il faut que les sportifs aient une importance à part entière, que la France privilégie le domaine sportif, mais nous sommes trop en retard par rapport aux autres. Les athlètes doivent se débrouiller, ils sont parfois dans des situations de précarité. Les autres nations chouchoutent leurs sportifs, elles les aident à fond, et surtout financièrement. Les gens sont sportifs à 100%, alors qu’en France, ils ont besoin d’un boulot à côté, ils doivent penser au loyer, aux factures, et psychologiquement, cela joue. Il y a aussi le facteur soleil, les îles sont plus favorables au beau temps et donc les sportifs peuvent s’entrainer à l’extérieur plus souvent. En France, on a parfois des périodes très froides, alors certes on peut voyager, mais encore une fois, cela coûte de l’argent, ce que l’on n’a pas.

Que penses-tu des dernières affaires de dopage, notamment avec le Kenya et la Russie ?

Le dopage n’est pas une surprise pour nous, peut-être pour les non sportifs, mais pas pour nous. Nous sommes plus choqués par le fait que le Kenya soit concerné, étant donner qu’ils n’ont pas de gros moyens économiques…

Aurore Dessaigne