APB 2018, le retour d'un désastre

APB 2018, le retour d’un désastre


À lire auparavant : http://lelumiere.fr/illusions-perdues-dune-utopie-universitaire/

Allons faire un tour sur le site du gouvernement dédié aux futurs bacheliers et étudiants http://quandjepasselebac.education.fr/

À retenir donc (entre les différentes tentatives pour accrocher les djeuns) dans la page humblement intitulée Ton orientation en gifs :

Soit « STAPS, médecine, psycho, droit … Ne te focalise pas sur ces filières en tension (c’est la galère) »

P.S : n’oubliez pas d’ajouter EducationFrance sur snapchat !

Quels changements pour la procédure APB 2018 ?

La fin du tirage au sort était une priorité pour notre ministre de l’éducation, elle semble atteinte. Comment effectuer ce tour de passe-passe sans pour autant développer les infrastructures ? Frédérique Vidal a la réponse : la sélection. Dans une interview elle explique alors que les universités seront libres de sélectionner les candidats dans les filières les plus demandées.

Une autre grande nouveauté pour cette année : l’avis du conseil de classe. Dorénavant, et pour chacune des formations demandées par le futur bachelier, le conseil de classe se réserve le droit de donner son avis sur ce choix. Cet avis est « purement consultatif » selon la ministre, il sera néanmoins transmis à l’université lors de la sélection.

Encore une fois le défi est rude : le conseil de classe va-t-il pouvoir donner son avis sur chaque formation de chaque élève ? Sans même poser la question de la légitimité discutable de cet avis – les professeurs sont-ils formés pour cela ? – , on s’interroge sur sa justesse sur un conseil de classe de plus de 30 élèves, effectué souvent en moins d’une heure.

Le Conseil national de l’éducation contre cette réforme

Différents syndicats étudiants et lycéens se sont réunis lors d’une séance le 9 novembre pour donner son avis sur cette réforme. Le projet de loi a reçu un avis négatif de l’organisme.

Cet avis – purement consultatif – témoigne de l’opposition d’une partie des syndicats à cette réforme (42 votes contre, 30 pour), jugée « dangereuse car elle remet en cause le libre accès à l’enseignement supérieur » par Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF.

Ce projet de loi sera présenté au Conseil des ministres le 22 novembre. La procédure devra être rapidement concrétisée avant son ouverture officielle le 15 janvier.